dimanche 12 juin 2011

ma discothèque idéale (2011) # 01

on m'a souvent demandé les références de certains disques suite à ma "fameuse" playlist publiée il y a des années sur "La caverne" (désormais bouchée)... aujourd'hui, je pourrais presque la renier tant j'ai  fait des découvertes musicales depuis... alors, voilà... une sélection qui n'aura de fin que... la fin... un seul conseil : ne suivez mes avis que si vous en éprouvez le désir...  je ne suis pas télévishnou... il ne s'agit que d'une sélection forcément amnésique de galettes dont je vous recommande vivement l'audition.... Ok, écouter un disque est quelque chose dont on n'a plus vraiment l'habitude... moi le premier... cela dit, il faut que ça cesse... je veux jouer au vieux con et à l'idée de projet artistique... vous êtes prêts ? Come on, let's go !


001 - John Coltrane - My favorite things : il me fallait un son pour commencer... et qui mieux que ce vieux Colt pour incarner ce son... ici, au soprano, il transfigure la bluette de "the sound of music" pour en faire un morceau qui tutoie l'universel à tel point que l'originial en sort grandi... McCoy Tyner et Elvin Jones ne sont évidemment pas étrangers à cette perfection... même si vous l'avez déjà entendu, asseyez-vous dans un fauteuil et écoutez... ça commence comme ça.........

002 - Stephen Sondheim : Company (Original broadway cast recording) : une claque comme on n'en reçoit que très rarement dans une vie... Sondheim... J'avais plus de 40 ans quand j'ai réalisé qu'il était sans doute le plus grand compositeur américain depuis Cole Porter... Je me suis pris cette "Company" dans la gueule sans m'y attendre... stupidement, je mettais le disque et me couchais paisiblement... pensant naïvement que la musique n'est là que pour conforter nos certitudes... sauf que... Elaine Stritch (je sais, je l'ai souvent évoquée ici mais bon...) a bousculé tout mon univers avec "The ladies who lunch"... j'ai mis du temps à comprendre que la beauté, que toute beauté était ailleurs... évidemment, une fois la frontière franchie, la solitude est grande et douloureuse... à moins de passer une petite annonce... écoutez-donc ce chef-d'oeuvre de Broadway (en oubliant tous vos préjugés) et rejoignez-moi derrière la ligne mauve...
(à suivre...)

003 : Ella Fitzgerald : The Cole Porter Songbook :  rien  à dire... une interprète inoubliable (surtout quand on l'a vue sur scène, comme moi, mais c'est une autre histoire...) sur un répertoire essentiel dans l'histoire de la musique occidentale du XXème siècle... mais si, vous avez forcément entendu "Love for sale" ou "Night and day" ou "Miss Otis regrets" ou "Anything goes"........ c'est l'Arc de Triomphe du jazz vocal américain... (ne faîtes pas attention à la couverture, il s'agit bien du double CD : "Ella Fitzgerald sings the Cole Porter Songbook" chez Verve....

004 : Pierre Boulez - Igor Stravinsky : Petrouchka/Le sacre du printemps : je ne vais pas être hypocrite et prétendre avoir l'oreille idéale me permettant de distinguant telle version plutôt que telle autre... sauf que ce "Sacre" a été mon premier et que tout le monde semble être d'accord pour dire qu'il n'a jamais été surpassé... qu'on dirait que les cordes risquent de claquer à chaque reprise... si je ne m'abuse (ce qui est tout à fait possible), c'est la version que Pina Bausch a retenu pour sa chorégraphie... rock'n'roll que j'vous dis...

005 : Jean Guidoni : Crime Passionnel : Guidoni / Piazzola / Pierre Philippe... mes années 80... une voix unique, une musique unique et des textes uniques... on atteint là une sorte de perfection rarement atteinte depuis... dire qu'il m'aura fallu plus de vingt ans pour vraiment comprendre de quoi il s'agissait... quoi qu'il en soit, ce disque est magique... difficilement trouvable tel quel mais il existe (pour le bonheur de tous) dans une édition regroupant les 3 albums de la première période Pierre Philippe (Crime passionnel/Rouge/Putains)... un chef d'oeuvre, j'vous dis... et pourtant je ne suis pas client de la chanson française de qualité... c'est un tout... et là, il y a un tout qui me comble...

006 : Bob Dylan : The freewheelin' Bod Dylan : au risque de passer pour un parfait imbécile n'ayant rien à dire, je pourrais avancer que l'on reste sans voix devant un tel disque... Une voix comme une brûlure intime, des textes simples mais évidents et des mélodies inoubliables... évidemment "Blowing in the wind" mais surtout "A hard rain's a-gonna fall" qui m'accompagne depuis plus de trente ans... Je me souviens l'avoir chantonnée tout le long d'un film de Wenders ("Faux mouvement") jusqu'à ce que Rüdiger Vogler ne le fasse à l'écran... et un soir, au parc de Sceaux, lors d'un concert de Santana/Joan Baez/Bob Dylan, je me tourne et... me retrouve face à face avec Rüdiger Vogler...
(quand je vous dis que c'est une sélection très personnelle...)

(...)

1 commentaire:

Anonyme a dit…

C ets vrai qu'apres avoir ecouter crime passionnel dans toute sa perfection et profondeur; tout le reste semble un peu fade....

Mikado city