samedi 15 septembre 2007

pépitoscope : 14 septembre 2007

tout d'abord, la nostalgie facile, celle qui colle aux souliers... le Théâtre de Paris, vingt cinq ans après la séminale tournée du Berliner Ensemble... à peu près à la même place si je m'en souviens bien... faut dire que le choc fut grand (galiléé, le cercle de craie, un soirée de chansons et le petit prince...), de quoi vous dépuceler les synapses... inutiles de préciser que l'excitation était au maximum à l'idée d'y découvrir le "mythique" Sovremennik dans "La cerisaie"...


















cependant, quelques détails m'intriguaient... vf par traduction simultanée et, surtout, je n'avais jamais entendu parler du Sovremennik...
au final... expérience assez étrange... déjà, l'ambiance de la salle... largement russophone et visiblement acquise au spectacle... ensuite, un ouragan dévaste l'orchestre dans sa robe noire et provoque des centaines de flashs et même un caméra télé... Fanny Ardant... c'en était même un poil génant...
ensuite, l'horreur absolue... une chaleur torride s'est abattue sur la salle sans la moindre raison apparente... du coup, mes problèmes ont rappliqué en vitesse... impossible de bouger et impossible de rester en place... heureusement, un petit programme m'a servi d'éventail comme à une grande partie du public...
quant à la traduction, c'était étrange mais finalement pas si dérangeant que ça... la voix était comme exaspérée et dépassée par le texte qu'elle déclamait le plus platement du monde sans moindre tentative d'intention... parce que tout de même, à part "pravda", "nasdrovie", "nitchevo" et "caran d'ache", j'entrave rien au russe...


















ensuite, le spectacle... "la cerisaie"... bon ok... on connaît... c'est bien d'ailleurs pour ça que je suis là... pour la musique de la langue originale... j'ai en mémoire celle de Peter Brook aux Bouffes, il y a... longtemps... avec Piccoli, Arestrup et Mme Brook... et les photos de celle de Lavaudant que j'ai, hélas, raté il y a quelques années à Berthier...
Là... ça coince tout de suite... un décor d'une hideur toute soviétique et une mise en scène fleurant bon ses années 80... pas étonnant, ils tournent avec depuis une vingtaine d'années, si j'ai bien compris...
quelque part, ça me rappelle l'approche britannique du théâtre... le texte avant tout avec ce que ça implique, parfois, de brillant et de ringard en même temps...


















pourtant, la magie opère (pas totalement, cependant) grâce aux acteurs... ils sont comme habités par leur rôle... Sergey Garmash, Marina Neelova (en photo), Igor Kvasha, Alexander Khovanskiy, Galina Petrova, Valentin Gaft,... sont formidables... visiblement, certains sont familiers au public qui hurle "spasiba" au cours des applaudissements...



















c'est donc elle, le metteur en scène... Galina Voltchek... jamais entendu parler...
c'est quand même une belle production très strelherienne, très musicale... sauf que, justement, ce qui m'a radicalement mis sur le bord du chemin c'est l'horripilante musique synthétique qui plombe le tout comme celle de Renzo Rossellini parasite "Germania, anno zero" de son frère Roberto... quelle horreur !!!
bref, malgré les épreuves, je retiens un plaisir sans doute très éphémère et oubliable... comme une pâle photocopie de ce que j'éprouvai au même endroit, il y a déjà un quart de siècle... mais ce genre de déception fadasse fait totalement partie du plaisir du théâtre... surtout quand on ose faire le voyage... celui de la langue ou celui en train... aller découvrir les cérémonies d'ailleurs est fondamental...

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